Vous vous souvenez de ma jupe Ada ? Eh bien, figurez-vous qu’après utilisation j’ai remarqué pas mal de défauts. Déjà, la patte boutonnée du devant ne me convient pas. Au bureau, je suis constamment entre la position assise et debout donc à chaque fois je me retrouve avec la patte qui bâille sur le devant. Du coup pour cette jupe en velours version 2 j’ai choisi un nouveau patron. Mais cette fois, j’ai pioché dans mes anciens magazines Burda. J’ai utilisé celui d’avril 2009.

À la base, je rêvais d’une jupe en velours vert sapin, mais n’ayant plus grand-chose sur mon compte en banque j’ai supprimé l’idée d’acheter un énième coupon de tissu à 10 €/m. Et c’est en flânant à Emmaüs que je suis tombé sur un très beau velours côtelé couleur ocre.

J’ai hésité, car la couleur était très similaire à ma jupe Ada, mais je l’ai pris quand même en me disant qu’au moins je testerais un nouveau modèle avant de sauter le pas avec le vert sapin l’hiver prochain.

le choix du modèle

Dans mon ancienne vie d’étudiante en couture, j’ai été abonné plusieurs années aux magazines Burda. Je les ai tous récupérés après le déménagement de mes parents. Alors j’ai fouillé dans chacun d’eux pour trouver le modèle parfait. Bien sûr, il n’y avait pas. Du coup, j’ai choisi le patron d’une jupe un peu évasée avec des découpes et j’ai fait quelques modifications.

tout d’abord le devant

Je voulais de nouveau des boutons sur le milieu devant, du coup j’ai décidé de créer une fausse patte qui permet d’avoir le style et le confort d’une jupe qui ne bâille pas à chaque mouvement.

J’ai décidé de ne pas faire de ceinture, mais après coup ça n’aurait pas été une mauvaise idée, car j’aurais eu moins d’épaisseurs au niveau du haut de ma jupe. J’y penserais pour celle de l’hiver prochain.

le reste de la jupe

Pour la suite ce n’est pas bien compliqué il n’y a que des découpes. La fermeture éclair était prévue sur le côté, mais j’ai changé et je l’ai faite dans le dos. Je trouve que ça casse moins la courbe. À tout ça, j’ai ajouté une doublure. Ce n’est ni plus ni moins que les mêmes morceaux que l’extérieur que j’ai glissé sous l’enforme.

J’aurais pu prévoir une doublure un peu plus large que l’extérieur, car je l’ai bien entendu craqué lorsque je me suis assise la première fois. (et du coup je me sens comme un gros éléphant)

le plus dur pour moi c’est les boutonnières

Vous commencez à le savoir, car je l’ai répété sur mon article l’élégant, mais je ne suis pas friande des boutonnières. Et je crois que ma machine n’aime pas trop faire ça non plus, vu que souvent elle débloque et je dois tout découdre. Cette fois, elle a été plutôt clémente, car je n’ai eu qu’une seule boutonnière à refaire.

Le reste a été très rapide, car ce sont des découpes simples. J’ai juste dû reprendre les côtés du milieu devant, parce que la jupe était trop large à cet endroit-là.

Malgré tout, j’ai passé environ 6 h à coudre et à réaliser les finitions. Mais je suis ravie du résultat, je vais la porter, l’user et l’adorer pendant un bon bout de temps celle-là.

Petit +

  • Convient parfaitement à un débutant

Petit —

  • Je n’aime pas les livrets explicatifs de mes vieux burda. Il n’y a pas assez d’illustrations. Du coup j’ai suivi mon instinct. Heureusement qu’il n’y avait rien de compliqué sur cette jupe.

Patronage : Burda avril 2009 modèle 101

Tissu extérieur : velours côtelé trouvé chez Emmaüs

Doublure : toscane chez Ideatiss