Cette réflexion est tout à fait normale quand on voit la température grimper. Mais n’avez-vous jamais eu envie de fabriquer des vêtements qui soient complètement hors saison ? En plus, ce petit pull, cela faisait un bon moment que j’en rêvais. J’ai acheté une maille un peu épaisse l’hiver dernier en pensant d’abord réaliser un body chaud. Et puis le confinement a au moins ça de bien. Prendre le temps de réfléchir et trouver le projet parfait. J’ai jeté mon dévolu sur un modèle présent sur l’un de mes magazines Burda.

l’appréhension du tissu extensible

J’ai une surjeteuse depuis au moins huit ans et je commence tout juste à l’apprivoiser pour faire autre chose que des finitions. Désormais, j’essaye de faire mes coutures directement en surjet. Grâce à ça je peux coudre des matières extensibles. Et jusqu’à maintenant, ce n’était pas trop mon dada. Essentiellement pour le temps de réflexion que cela demande et que chaque tissu stretch est différent. Pour ce modèle, mon jersey était assez épais alors je me sentais d’attaque à assurer les assemblages. Mais c’était une autre paire de manches pour les finitions.

l’extensibilité et les finitions

Quand vous portez un pull en laine ou un T-shirt en jersey l’encolure se plaque bien correctement contre votre poitrine. Ici sur ce modèle j’avais peur que ça ne soit pas le cas. J’ai appris durant mes années de perfectionnement en couture qu’il fallait que la bande bordage soit plus petite que l’encolure. Mais c’est encore un peu abstrait de savoir de combien diminuer. Je pense que cela dépend beaucoup de la matière utilisée. Il faut arriver à l’analyser et la comprendre.

La matière que j’ai utilisée est un peu épaisse et suffisamment stretch pour réaliser un T-shirt ou un pull. J’ai coupé mes bandes de bordages 1,5 cm moins longues que mon encolure et je les ai placé dans le sens le moins extensible de mon tissu. Le résultat est plutôt bon même si j’aurais dû anticiper un décolleté moins échancré à la base (j’ai donc modifié ce détail sur le T-shirt en dentelle). J’ai terminé la finition en réalisant une petite pince au milieu devant de ma bande de bordage.

les bas de manches et de vêtement

Ce modèle a des manches longueur XXL. Donc si vous avez le bras long il est fait pour vous. De mon côté, ce n’est pas trop le cas. Du coup, j’ai choisi de faire un gros revers. Je trouvais l’idée sympa pour un pull. Par contre, pour le T-shirt en dentelle que j’ai fabriqué en dessous j’ai réduit la longueur des manches pour faire un ourlet simple que j’ai réalisé avant de fermer ma manche pour éviter d’avoir un bas de manche tout détendu.

Pour le bas de vêtement, je l’ai surjeté et ensuite remplié avec un point zigzag. Ce qui permet de garder l’extensibilité de la matière et empêche l’ourlet de craquer quand on l’enfile.

mon premier pull moulant et mon premier t-shirt

Il m’ai déjà arrivé de fabriquer des pulls un peu loose mais jamais prêts du corps donc c’était une première pour moi. Je suis très contente du résultat et ça m’a permis de tester un patron que j’ai ensuite adapté pour le top en dentelle. Je vais maintenant pouvoir me lancer dans la fabrication de T-shirt en série pour l’hiver prochain (parce que oui les miens datent d’il y a au moins 100 ans, mais je les aime à la folie et je suis incapable de m’en débarrasser).

Petit +

  • rapide à réaliser
  • utilise peu de tissu

Petit –

  • encolure trop échancrée
  • manches et longueur vêtement beaucoup trop longs (diminuer au moins les deux de 7 ou 8 cm)

Patronage : modèle 103 A burda juillet 2011

Tissu : maille épaisse noire rayée de chez Mondial Tissu