Aye, aujourd’hui, je vais vous parler d’Aliyah qui est un réel coup de cœur pour moi. Vous connaissez désormais ma passion pour les jupes. Qu’elles soient droites, qu’elles tournent, en velours ou en coton, je les aime à la folie. Mais plus que tout, j’adore l’Écosse. Je n’y suis jamais allé, mais je suis fan du dessin animé rebelle. Je suis en amour à chaque fois que j’entends le bruit d’une cornemuse utilisée avec parcimonie. Bref, avec Aliyah j’ai décidé de regrouper ces deux passions et je vous explique tout ça dans cet article.

le tissu magique

Il y a plusieurs mois, j’ai trouvé un magnifique tissu à Emmaüs. Il était un peu fatigué malgré tout j’ai craqué et je l’ai acheté. Ce petit lainage à carreaux écossais bleu et vert me faisait de l’œil depuis longtemps, à chaque fois que j’ouvrais ma boîte à tissu. Je savais qu’avec le peu de métrage que j’avais j’allais réaliser une jupe droite et plutôt simple.

une jupe avec des boutons

Aliyah m’a tout de suite fait de l’œil. Le premier jour quand je l’ai vu sur l’Instagram de Cha’Coud sa créatrice j’ai craqué sur ses grandes poches et son double boutonnage. J’ai immédiatement enregistré la photo et je l’ai ajouté à ma longue liste de vêtements à coudre. Malheureusement ces derniers temps j’ai un gros manque de motivation alors à première vue elle n’était pas prête à passer sous ma machine. Mais miracle, le week-end dernier je me suis fait violence. Aliyah était parfaite, car elle semblait très simple à réaliser. Pas de difficulté insurmontable à part peut-être les boutonnières que je n’aime toujours pas faire.

je n’ai pas assez de tissu

Comme à chaque fois dans mes articles, je vous parle de chaque moment de solitude que je rencontre pendant ma couture. Et sur Aliyah ce fut lors de la découpe ma matière. En choisissant un tissu à carreaux, j’ai un peu relevé le niveau de difficulté de la jupe, car je voulais un minimum de raccord. Malheureusement, je n’avais qu’un tout petit coupon. J’ai calé et coupé au mieux mes pièces. C’est ensuite que j’ai découvert qu’en plus d’être petit mon morceau de tissu avait quelques trous.

on ne perd pas le nord

Sur ce coup-là je ne me suis pas laissée abattre. C’est donc armée de mon thermocollant que j’ai essayé de réparer les petits trous qui ornaient ma jupe. J’ai aussi relativisé en me disant que si elle s’abîmait ce ne serait pas trop grave, car je pourrais la fabriquer de nouveau. Après tout, c’est ça qui est bien avec la couture.

le popotin qui ne passe pas

À mi-chemin, je me suis décidée à essayer Aliyah pour voir si tout allait bien. Mais encore une fois, j’ai eu une surprise. Si je cousais les boutons comme prévu, je ne rentrerais pas dans ma jupe. J’ai trouvé ça dommage, mais j’ai dû me résigner à ne mettre qu’une seule rangée.

des finitions au top

Aliyah est doublée à partir des côtés devant et je pense que c’est une superbe idée. Pour ma part, j’ai mis du tissu doublure sur la partie devant qui se trouve contre mes cuisses. Pour celui du dessus, j’ai utilisé le lainage à carreaux.

Je n’ai pas non plus suivi le montage préconisé par Charlotte, car j’ai décidé d’assembler la doublure avec l’extérieur comme un manteau que j’ai retourné et refermé sur le milieu devant.

parfaite pour l’automne

Dès que le froid arrive, je suis chargée en électricité statique. Alors je bénis les jupes doublées qui me permettent de ne pas avoir à vérifier toutes les 10secondes si ma celle-ci n’est pas remontée trop haut. En plus de ça ces dernières années je suis fan du vert sapin. Qui sait, c’est peut-être mon côté écolo qui refait surface. Même si mon Aliyah n’a pas de double boutonnage je l’aime vraiment beaucoup et je sens que je vais la porter très souvent ces prochains mois. Aye, vraiment très souvent.

Petit +

  • très simple à réaliser
  • nécessite peu de tissu (1,20 m prévu par Charlotte, mais à peine 1 m utilisé de mon côté)
  • livret avec explications illustrées

Petit-

  • taille petit (prendre la taille au-dessus ou fabriquer une toile d’essai)

Conseil :

Je ne sais pas vous, mais moi je n’aime pas quand ma jupe bâille entre les boutons d’une jupe boutonnée. Alors, voilà une astuce :

Piquer le bord de votre jupe du bas jusqu’au 3e bouton. Vous pourrez enfiler votre jupe facilement et vous n’aurez plus de petits creux entre les boutons. Vous pouvez en plus, ajouter deux minis pressions entre les boutons que vous utiliserez pour fermer la jupe.

Patronage : Aliyah Cha’Couds chez Wissew

Tissu : lainage tartan Emmaüs + doublure polyester verte trouvée aussi chez Emmaüs

Boutons : Mondial tissu